Karin decharne
Qui suis-je?
Mon Chemin de Vie : De la Blessure à la Transmission
L’Enfance, la Blessure et la Fuite
Enfant, j’étais souvent perçue comme rêveuse et lunaire. Je garde le souvenir de longues contemplations dans la nature, où je me sentais pleinement à ma place. J’étais aussi d’une grande émotivité et timidité. Je me souviens également avoir prié malgré l’absence d’éducation religieuse, ce qui m’a donné très tôt une foi naturelle en quelque chose de plus grand.
Le manque de confiance et ma timidité m’ont engagée sur un chemin de restauration pour prendre ma place et exister telle que je suis. L’absence de mon père et la violence dans la relation de mes parents ont été déterminantes dans ma quête pour me libérer des poids et des freins.
Adolescente, je me détestais. Victime de deux agressions sexuelles (à 12 et 19 ans), je me suis longtemps sentie salie, imparfaite, sans valeur. J’ai été en proie à l’anorexie, puis très longtemps à la boulimie, vivant dans la honte et une grande solitude. Pour fuir cette détresse, j’ai eu recours au sport et aux drogues.
Parallèlement, j’ai vécu une histoire d’amour très forte, mais destructrice, où je subissais la violence d’un compagnon toxicomane, reproduisant, avec stupéfaction, le schéma familial. Mon instinct de survie m’a poussée à tout quitter, à tout recommencer.

Aujourd’hui, je vis dans la Montagne Noire et je valide mon besoin de vivre en pleine nature, dans un rythme lent, un peu en retrait du monde.
Cette foi est le fil qui m’a soutenue, le soutien qui a donné du sens à l’existence, même lorsque je pensais ma réalité injuste.

L’Éveil et la Vocation
À 27 ans, j’ai saisi l’opportunité d’un travail dans un centre de rééducation pour enfants, découvrant ma vocation pour l’accompagnement. C’est là que j’ai rencontré Francis, un kinésithérapeute non-voyant, qui m’a initiée pour la première fois au travail énergétique et à la clairvoyance. J’ai suivi en parallèle la formation d’éducatrice spécialisée et j’ai découvert le yoga et la méditation, ce qui m’a permis d’arrêter définitivement le cannabis et d’affiner mes ressentis.
🌟 Le Désert, une Expérience d’Éveil
C’est ainsi que j’ai découvert le désert marocain et cette vastitude m’a offert un sentiment de plein dans l’immensité des dunes.
Ma première expérience d’éveil s’y est déroulée, me faisant ressentir une profonde connexion à l’univers, un sentiment de complétude et de gratitude.
Un moment de naissance a moi même, s »est produit au plus profond de cette traversée. la dissolution de mon ancienne identité. le désert, nu et sans distraction a agit comme une matrice.

J’ai abandonné peur et attachement et j’ai réalisé que ma véritable essence était ce pont entre le sacré et le cœur des hommes, entre le visible et l’invisible.
De retour du désert, une voyante me donnait le nom de mes guides. et croyez le ou non, ils étaient tous les 2, des traducteurs de textes sacrés, s’exilant dans le désert, pour mieux se connecter au divin.
Ce sont ces synchronicités, comme des petits cailloux blancs, qui on donné du sens, de la magie et une direction à mon chemin.
Les Grandes Épreuves et les Remises en Question
J’ai démarré une quête auprès de thérapeutes holistiques. Mon chemin s’est confronté violemment à la réalité lors d’une assignation en justice (accusation de détournement de mineur dans le cadre de mon travail), dont j’ai finalement obtenu gain de cause. L’accompagnement par un thérapeute m’a permis de me libérer d’un rapport à l’autorité et au pouvoir conflictuel, qui me faisait vivre des situations de harcèlement et des rapport ambigus avec l »homme.
J’ai ainsi pris conscience, que la plupart des événements que nous vivions , étaient comme attiré à nous par résonance. La vie me confrontait alors à quelque chose qui existait déjà dans mes cellules. Je devais ainsi, me libérer de ces mémoires.
Pour rebondir et reprendre des forces, je suis partie sur le chemin de Compostelle ( un voyage d’amitié, d’ouverture du cœur et d’expériences mystiques, généré par la marche et le dénuement.)
Et puis j »ai fait mon premier voyage initiatique en Inde. J’y ai découvert la méditation Vipassana, un processus de dix jours de méditation en silence, que j’ai répété au moins huit fois au cours de ma vie.
Vipassana : Ce processus m’a ouvert davantage à ma capacité à me laisser traverser par les émotions et les ressentis avec équanimité.
L’argent reçu en compensation m’a permis de m’engager totalement dans les médecines douces. c’est ainsi que je repartais trois mois en Inde pour une formation en massage et pratiques ayurvédiques, dans un hôpital du Kerala. J’ai alors approfondi ma qualité de touché et ma connaissance du corps, des éléments et de l’alimentation et des plantes.

J’ai ensuite plongé dans le monde du chamanisme et des plantes maîtresses, de la médecine ancestrale Shipibo, tout en faisant parti d’un petit groupe d’amis et accompagnants en quête d’éveil et de sens.
Nous avons œuvré pour développer nos capacités de clairvoyance et de lien avec le monde subtil.
C’est à cette période que j’ai découvert le Cosmicbow, un instrument de musique intuitif, qui est devenu avec le chant canalisé, un outil de soin que j »utilise encore aujourd’hui.
Une rupture douloureuse m’a montré que nous étions déconnectés du réel, guidés par l’égo, en fuite du quotidien et de la simplicité d’être.
Un voile d’illusion s’est rompu et je suis revenue à l’essentiel de ma pratique de la méditation et du ressenti du corps, sans quête, juste dans l’accueil de ce qui est.
Un mois après, je choisi de partir au Pérou, dans la forêt amazonienne. Je travaille en collaboration dans un centre de soin, isolé dans la forêt.
J’apprends « la médecine ancestrale Shipibo-Conibos », auprès d’un chaman réputé. En échange, je fais mes soins et j’accompagne les patients et les « élèves-diéteurs » dans leur processus. Ma participation s’étend à toutes les taches quotidienne du lieu. L’apprentissage est éprouvant, complet. J’ai ainsi commencé un parcours de « diètes » de plantes maîtresses, selon cette tradition ancestrale. Et c’est ainsi que j’ai intégré le chant et le son canalisé dans mes pratiques de soin.
J’ai dû en outre y faire face à la récurrence d’un schéma difficile : le chaman, qui représentait la figure du père et de l’enseignant, s’est avéré être un homme qui me désirait avec insistance et me faisait payer mes refus.
J’ai ainsi perçu l’ampleur de ce schéma récurrent du rapport ambigu et non respectueux à l’homme qui se présente comme guide ou patriarche.
L’Épreuve du Feu et l’Ancrage Final
Depuis ce voyage au Pérou, j’ai cessé de voyager : le besoin de m’enraciner quelque part ici ne m’a plus quittée.
J’ai alors traversé une nouvelle étape compliquée : l’épreuve du feu, un feu intérieur qui me brûlait, jusqu »à me faire perdre beaucoup de poids, dans une grande souffrance physique. Je cru mourir! (probablement un zona étendu). Cette épreuve m’a permis d’évacuer de grandes colères et des souffrances psychiques accumulées.
Pour la première fois, j’ai senti que je pouvais me reposer et me donner ce que je voulais vraiment. J’ai trouvé l’issue grâce à la méditation de Joe Dispenza et un lâcher-prise progressif qui m’a menée à accepter l’idée de mourir.
Parallèlement à cette résolution, j’ai rencontré un homme avec lequel je me suis installée dans une relation de confiance et de respect mutuel. Ouf! j’étais enfin libéré dans ma relation avec les hommes.
La Preuve par l’Expérience : L’Accompagnement d’Alix
Durant les dernières années, en pleine période de confinement et avant de m’installer dans la montagne, j’ai vécu une expérience marquante : l’accompagnement de fin de vie d’une dame nommée Alix, à l’hôpital de Toulouse, durant environ deux mois. J’ai pu réaliser cet accompagnement parce que j’avais moi-même traversé ces grandes épreuves et ces lâcher-prise.

Ce qui m’a le plus marqué fut le sentiment d’être soutenue et accompagnée dans l’invisible, de façon croissante, au fur et à mesure que l’on approchait du moment de la mort.
Ce soutien invisible était si puissant qu’Alix me confiait avoir l’impression de « prendre un shoot, comme de la drogue » lorsque j’étais là, et ce sentiment était réciproque.
J »ai également rencontré Thierry, chaman-guérisseur (médecine Huichol), qui m’a transmis le Souffle guérisseur et qui m »a montré une autre facette de l »homme guérisseur ou chaman. Sa capacité naturel a faire revenir à l »essentiel m »a profondément rassuré.
Je me suis davantage accepté dans ce rôle du guérisseur, me légitimant avec plus d »authenticité et de légèreté.
La reconnexion Cœur – Utérus :
Dans la continuité, j’ai rencontré Estibalitz lors d’une retraite appelée « Reconnexion cœur-utérus ». J’en suis ressortie tellement allégée et grandie que j’ai décidé de suivre la formation. J’ai assisté Estibalitz durant deux années. Puis, lorsqu’elle est tombée malade, elle m’a demandé de la remplacer pour mener ses stages, avant de décéder.
C’est ainsi, (grâce à son assurance que c’était le bon moment et que je pouvais le faire), que j’ai été amenée à faciliter le processus « Reconnexion« , sans me poser de question sur ma légitimité. J’ai toujours une pensée pour elle lorsque je mène un stage.
Plus spécifiquement, le processus de Reconnexion permet de redonner de la vie au corps et d’être davantage en lien avec son intelligence corporelle et émotionnelle, notamment avec son cœur, que l’on peut sentir réellement. C’est à partir des ressentis de chacun (que l’on valide), que l’on peut avancer dans le processus de reconnexion Cœur-Utérus/Hara.
Ce processus m’a changée si profondément que je n’ai plus jamais ressenti le besoin de chercher le sens de ma vie.
Le Sens de l’Accompagnement
C’est l’ensemble de ce parcours, de ce chemin de vie et de tout ce qui s’est opéré en moi, qui façonnent l’accompagnante que je suis aujourd’hui.
Mon travail consiste à proposer un accompagnement individuel ou en groupe, avec le souci permanent de transmettre les outils qui permettent à chacun d’être autonome dans la gestion de ses émotions, de son mental, et dans l’écoute de son cœur ou de sa « petite voix ». L’objectif est d’accéder à plus de paix, de sens et de connexion au divin.

